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Observations du 30 avril 2009
de la société Holopanoragramme
à l'attention du Président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)
Observations à la suite
dun détournement du sens propre du mot " hologramme " au profit
des professionnels du secteur de laudiovisuel utilisant des procédés de
communication par voie électronique, causant un important préjudice au développement de
lholographie
Les présentes observations interviennent à
la suite dun reportage dans un journal télévisé de 20 heures du 15
avril 2009 de la Télévision Française 1 (TF1), dans lequel a été
présentée, à des millions de téléspectateurs, la réalisation
par lun des journalistes de TF1 de la " première interview
dun hologramme en temps réel ".
Pour la compréhension du préjudice causé au développement de lholographie par ce
reportage, les observations doivent mentionner différents éléments techniques.
1. Holographie
2. Appréciation du relief dun hologramme
a) Image virtuelle et image réelle
b) Image en quatre dimensions
3. Sens figuré du mot " hologramme "
4. Sens figuré utilisé comme sens propre
1. Holographie
Lholographie par la lumière
repose sur la méthode de reproduction photographique des couleurs par le phénomène
dinterférence, du physicien français Gabriel Lippmann, prix Nobel de physique en
1908 pour cette découverte, Professeur à la Sorbonne et Membre de lAcadémie des
sciences de lInstitut de France.
Les interférences sont produites par la superposition de deux faisceaux de
lumière blanche, lun arrivant directement sur une plaque photographique noir et
blanc après passage à travers lobjectif de lappareil, lautre
réfléchi par un miroir de mercure positionné au contact et à larrière de cette
plaque.
En 1891, cette découverte a été présentée par M. Lippmann à lAcadémie des
sciences comme un moyen de restituer en photochromie toutes les longueurs
dondes du spectre visible, cest-à-dire les couleurs.
Cependant, la photographie interférentielle obtenue restituait, à différentes
longueurs donde, les ondes lumineuses, et aurait ainsi
déjà pu sappeler un hologramme.
En effet, limage en couleurs ne pouvait sobserver que dans une seule
direction, comme un rayon de lumière réfléchi par un miroir.
Cest-à-dire quaprès linvention française de la
photographie, une photographie pouvait pour la première fois avoir les propriétés
dune pièce optique, telle quun miroir.
Ce nest quà partir des années 60 dès linvention du laser, que
lexpérience de physique de M. Lippmann a été renouvelée avec une lumière laser
plus cohérente que la lumière utilisée initialement, pour réussir à obtenir des
interférences malgré un écartement plus important entre la plaque photosensible et le
miroir, cest-à-dire avec une différence de chemin optique plus importante entre
les deux faisceaux devant interférer.
Ce qui a donné une image en relief du miroir apparaissant cette
fois-ci à une certaine distance derrière la plaque photographique suivant la troisième
dimension de lespace géométrique, la profondeur.
Lemploi du mot holographie (du grec holos " entier ",
et graphein " écrire ", soit " écrire
entièrement ") est apparu à la suite des travaux du physicien hongrois Dennis
Gabor dans le domaine de la microscopie électronique, basés
également sur le phénomène dinterférence, mais par conséquent avec des
longueurs donde se trouvant en dehors du spectre visible, restant ainsi
invisibles.
Pour ces travaux réalisés en Grande-Bretagne dans les années 40, linvention de
lholographie lui a été attribuée par un prix Nobel de physique en 1971.
Depuis, les définitions dans les dictionnaires des mots
" holographie " et " hologramme " ne portent pas
sur lélectron (" particule
électrique ") dune technique électronique, mais
sur le photon (" quanta de lumière ") de la technique
photographique dont lorigine se trouve dans les travaux appartenant à
M. Lippmann, telles que dans le dictionnaire le Trésor de la langue française
(CNRS/Atilf) :
HOLOGRAPHIE : technique
photographique permettant de restituer le relief des objets et basée sur
lutilisation des interférences produites par la superposition de deux faisceaux
laser, lun provenant directement de lappareil producteur, lautre
réfléchi par lobjet à photographier (dapr. Lar. Encyclop. Suppl. 1968
et SARM. Phys. 1978),
HOLOGRAMME : photographie obtenue par
holographie.
Un phénomène dinterférence se produit
entre deux mouvements vibratoires de même fréquence, cest-à-dire quil
ne se produit quentre des ondes de même longueur.
Les ondes du domaine de loptique permettant de former un
hologramme dans le spectre visible, ne peuvent pas interférer de ce fait avec les ondes
utilisées dans le secteur de laudiovisuel par un procédé
de communication électronique.
Et bien que des propriétés optiques peuvent être modifiées par un champ électrique,
lélectronique ne peut pas franchir sa frontière avec le domaine de loptique.
De plus, les ondes stationnaires du phénomène dinterférence se forment
non pas seulement dans un plan à deux dimensions, mais dans un espace à trois
dimensions, que lon enregistre en holographie à lintérieur dun
matériau photosensible, en profondeur.
Et il est utopique en télécommunication de chercher à
réaliser un capteur et un écran opto-électroniques qui, à
léchelle du nanomètre (milliardième de mètre) et sous
laction des électrons, pourraient capter ces ondes stationnaires pour transmettre
leurs figures dinterférences et restituer les ondes lumineuses correspondantes.
Des informations numériques, comme celles dune photographie ou dun film,
peuvent être optiquement stockées dans un hologramme.
Mais à linverse, cela nest pas à considérer comme un stockage dun
hologramme dans une mémoire informatique; linformatique aidant seulement à
calculer des figures dinterférences données par des objets simples.
Lélectronique ne sert quà lire, par un " il
électronique ", les informations écrites avec une extrême densité dans un
hologramme.
Cest pourquoi, un hologramme ne peut pas être numérisé, puis téléchargé sur
internet comme une photographie, un film ou un morceau de musique, pour restituer en final
les ondes lumineuses dun objet à partir dun écran de télévision,
dordinateur ou de téléphone mobile!...
Ce qui met tout hologramme hors datteinte du piratage par internet.
Pour une restitution à distance et en temps réel dun relief simulant celui
dun véritable hologramme, vouloir représenter simultanément et instantanément,
tous les points de vue différents autour dun objet ou dune personne,
par des millions de capteurs raccordés par fibres optiques à
autant décrans orientés convenablement et juxtaposés au plus près comme des
facettes dyeux dinsectes, ne relève pour toujours que du domaine
de la science-fiction.
Cest la raison pour laquelle, la télévision en relief par la
juxtaposition de différentes images opto-électroniques derrière un écran de lentilles
(en verre ou holographiques), reste limitée à une dizaine de points de vue différents
autour du sujet représenté, avec de plus un relief simulé comportant, par rapport à la
vision naturelle, des défauts optiques susceptibles dengendrer une fatigue
visuelle.
Enfin, animer correctement limage dun hologramme, consiste à faire défiler directement
sous les yeux de spectateurs, sans projection possible sur un écran de cinéma à deux
dimensions annulant la troisième dimension, une vingtaine de grands hologrammes par
seconde selon notre immuable persistance rétinienne, ce qui nest vraiment pas
pratique, sans compter les difficultés à lenregistrement.
2. Appréciation
du relief dun hologramme
La restitution des longueurs
dondes du spectre visible pour la visualisation des couleurs
ayant déjà été parfaitement obtenue depuis les expériences de M. Lippmann en lumière
blanche naturelle, la recherche en holographie porte sur
lamélioration de sa propriété de restituer également les ondes
lumineuses, comme une pièce optique, notamment pour la vision du relief
grâce à la lumière blanche laser.
Selon la définition du Dictionnaire de lAcadémie française, une image
en relief dun hologramme est une image virtuelle en
trois dimensions.
En rappel, les trois dimensions de lespace géométrique sont :
1. la hauteur,
2. la largeur,
3. la profondeur.
La distance entre limage et son support
se mesure suivant la troisième dimension, et le relief de limage suivant ces trois
dimensions.
a) Image virtuelle et image réelle
En termes doptique,
une image virtuelle est une image formée en des points où semblent
converger les rayons lumineux provenant dun objet donné, et ne pouvant ainsi
être reçue par un écran.
Chacun peut voir sa propre image virtuelle en se regardant simplement dans un miroir, mais
lobstacle du miroir empêche de pouvoir passer directement la main à travers cette
image virtuelle en relief semblant se former à larrière.
Un hologramme présente une image virtuelle lorsque celle-ci
semble se former dans lespace derrière son support
denregistrement holographique.
Il est à noter que limage virtuelle animée dune personne peut être
observée dans un hologramme, car lhologramme dun miroir permet de se servir
de lhologramme comme un miroir.
Mais dans ce cas, cette image virtuelle animée de la personne nest pas
lhologramme en lui-même, cest le miroir qui est en hologramme.
Dautre part, lappellation " image virtuelle " a
dernièrement été improprement attribuée en informatique à une image de
synthèse ne se formant que dans le plan de son support, lécran opto-électronique.
Par contre, une image réelle est une image formée par
lensemble des points où convergent réellement les rayons lumineux provenant
dun objet donné, et pouvant ainsi être reçue sur un écran.
Lobservation dune image réelle dun objet nécessite lutilisation
dune lentille convergente ou dun miroir concave.
Un hologramme présente une image réelle lorsque celle-ci se forme
réellement dans lespace devant son support
denregistrement holographique.
Par conséquent, la définition de limage en relief dun
hologramme ne doit pas la limiter à une image virtuelle.
b) Image en quatre dimensions
Le cristallin de notre il est une
lentille convergente qui forme, à partir dun objet observé en trois dimensions,
une petite image réelle en trois dimensions de lobjet qui peut être reçue par la
surface de la rétine.
Mais étant donné quune telle surface en deux dimensions ne peut pas recevoir en
même temps tous les points formant dans lespace une image en trois dimensions, un mouvement
daccommodation du cristallin est nécessaire pour des mises au point
successives sur les différentes parties plus ou moins en profondeur de limage
réelle en relief de lobjet observé.
Contrairement à lancienne vision stéréoscopique dune image dont le relief
simulé à partir dimages planes ne se forme quau niveau du cerveau de
lobservateur, la propriété dun hologramme de se
comporter comme une pièce optique en restituant londe lumineuse
dun objet, donne une image en vrai relief, ce qui permet à
lil davoir naturellement ce premier mouvement
exploratoire en accommodant comme dans la vision directe de lobjet.
Et depuis linvention du laser, lobservation dune image en vrai relief ne
se fait pas dans une seule direction pour un observateur immobile.
Il est à présent possible de voir de face comme de profil lobjet représenté par
son image en vrai relief, par un plus ample mouvement exploratoire
de lobservateur lui permettant de se déplacer autour.
Dans la géométrie physique dAlbert Einstein, les trois dimensions de
lespace ne peuvent pas être dissociées de la quatrième
dimension, le temps, dont lensemble forme selon lui un
continuum espace-temps.
Cette notion est importante pour la bonne appréciation du relief dune image
dun hologramme.
Antérieurement, la cinématographie d'Auguste et Louis Lumière (initialement
" chrono-photographie " dans leur brevet du 13 février 1895, du grec chronos
" temps ") a apporté aux deux dimensions de la photographie (hauteur,
largeur), la quatrième dimension (temps) pour un observateur immobile.
Tandis quà présent, l'holographie apporte à ces deux dimensions de la
photographie, la troisième dimension (profondeur), et la quatrième dimension pour un observateur
en mouvement, dont le premier mouvement exploratoire
est celui de son cristallin.
Cest-à-dire que l'holographie permet lobtention dune image
en quatre dimensions dun objet fixe, offrant à un observateur
en mouvement, une vision dans lespace et le temps, comme dans la réalité
autour de lobjet.
Et ceci avec la plus haute définition spatio-temporelle qui se définit
en nombre de points de vue nécessitant un mouvement exploratoire, et non pas
en nombre de " pixels " (points élémentaires) dune image
dun écran opto-électronique de haute définition pour un téléspectateur restant
immobile.
De ce fait, une image holographique fixe nest pas seulement une image en
trois dimensions offerte à notre vision binoculaire, mais déjà une image en
quatre dimensions grâce à cette " écriture entière ",
ce qui a été signalé notamment en 1999 à lAcadémie des sciences de
lInstitut de France par M. Thierry Garçon, opticien spécialisé en holographie et
auteur des présentes observations transmises par la société Holopanoragramme.
Chacun doit prendre conscience quil évolue dans lespace-temps, mais
malheureusement celui-ci a été plus souvent attribué aux phénomènes inexpliqués
situés aux confins de lUnivers, et la quatrième dimension au domaine de
lAu-delà , par la science-fiction....
Dautre part, cette appréciation dune image holographique suivant les quatre
dimensions est extrêmement difficile, même parfois impossible, dans lobservation
dune petite étiquette métallique estampée à partir seulement de la surface en
deux dimensions dun matériau photosensible tridimensionnel, et que chacun peut
trouver sur une carte bancaire ou un billet de banque.
Il est à noter que lappellation " image en trois dimensions " a
également été improprement attribuée en informatique aux images de
synthèse ne se formant que dans le plan dun écran opto-électronique, sans aucun
relief.
De ce fait, quelle est cette troisième dimension ?
Cest bien la profondeur, mais elle reste virtuelle en se trouvant seulement dans le
calcul de lordinateur.
Pour des dessins animés électroniques, lon peut toutefois considérer que
laddition de la hauteur, la largeur et le temps par lanimation de ces images,
fait un total de trois dimensions.
Mais à présent, il est proposé la vision dans des salles de cinéma
" dimages en trois dimensions en relief " en se munissant de
lunettes spéciales, ce qui devient une aberration dans le langage.
Et le fait de pouvoir traiter en " temps réel " ces
" images en trois dimensions ", notamment en échographie, ne les
élève pas au rang dimages en quatre dimensions, car il leur manque la troisième
dimension, la profondeur, avec le vrai relief de lholographie.
3. Sens figuré
du mot " hologramme "
Bien antérieurement aux inventions de la
photographie et de la cinématographie, des théâtres optiques munis de miroirs
semi-réfléchissants restant invisibles dans lobscurité de la salle, permettaient
de présenter aux spectateurs en superposition à un décor réel sur la scène,
uniquement limage optique virtuelle, flottant dans
lespace, dun personnage qui restait également dissimulé aux yeux des
spectateurs.
Optiquement de la même nature que notre image virtuelle en relief dans une vitre ou un
miroir, ces images virtuelles semblaient par contre provenir de nulle part,
ce qui représentait un vrai spectacle par leur aspect fantomatique.
Après la réalisation grâce au laser des premières images en relief par holographie,
une apparition immatérielle dun personnage obtenue cette fois-ci par une technique
de superposition de deux images cinématographiques, utilisée
notamment dans des films de science-fiction, a été comparée par les spectateurs à un
hologramme, étant donné laspect immatériel de celui-ci avec son image en relief
flottant dans lespace de part et dautre de son support photographique.
De plus, il est parfois attribué dans le film lui-même, ce surnom
à un personnage apparaissant sous cet aspect.
Les apparitions fantastiques dans les anciens films du français Georges Mélies obtenues
par les premiers trucages de surimpression dès linvention du cinématographe,
pourraient alors être également assimilées de nos jours aux hologrammes par des
téléspectateurs.
Dautre part, ces images optiques, daspect
fantomatique, de ces anciens théâtres optiques toujours utilisés dans des parcs
dattractions, mais rendus plus modernes par lutilisation dautomates et
décrans vidéo, ne sont assimilées à présent par les visiteurs quà des
hologrammes, avec bien entendu lapprobation complète de lexploitant du parc.
Et lors de la soirée électorale américaine du 4 novembre dernier, la chaîne de
télévision CNN a voulu marquer lévénement en montrant sur son plateau de
télévision à laide dun trucage vidéo donnant des images
opto-électroniques, une journaliste à la manière dune apparition
immatérielle vue dans le célèbre film de science-fiction américain, Star Wars de
Georges Lucas, cest-à-dire en hologramme pour le présentateur de cette émission,
mais aussi pour la plupart des téléspectateurs qui ont pour habitude de faire une telle
analogie dattribution.
Entre parenthèses, il est totalement aberrant de présenter limage de la
journaliste de CNN sans aucun support optique, bien que tout le monde en rêve, car il
faut savoir que la lumière ne se propage pas comme cela dans la nature, et ceci revient
à rêver darcs-en-ciel sans nuages comme support à larrière!...
Cest avec cette acception imagée que le mot " hologramme "
a été introduit dans le reportage de TF1 par le journaliste qui prend comme seule
référence ce qui a été vu dans des films de science-fiction et dans cette émission de
télévision de CNN.
4. Sens figuré
utilisé comme sens propre
Le 18 juillet 2005 dans le dénouement
dune fiction intitulée " DOLMEN " et présentée par TF1, 12,9
millions de téléspectateurs (source Médiamat Médiamétrie) ont eu le soulagement de
découvrir que le fantôme qui attaquait un gendarme, n'était en fait qu'un hologramme
animé par un projecteur holographique!...
Et le 15 avril 2009, des millions de téléspectateurs apprennent que lhologramme
interviewé en temps réel sur la chaîne américaine CNN (et présenté au niveau mondial
par échos médiatiques) nen était pas un, contrairement à celui de ce reportage
du journal dinformation télévisé de TF1.
Il est en effet expliqué que contrairement au trucage vidéo de CNN, il sagit bien
cette fois-ci dun hologramme dune personne qui se présente sous la forme
dune image en trois dimensions dont le relief est perceptible par ceux qui assistent
directement à la scène.
Seulement, ce nest quaux yeux dun spécialiste que linformation
donnée dans le journal télévisé de TF1 relève du domaine de la fiction.
Bien que la télévision présente une vision monoculaire, cest par le travelling
de la caméra du reportage de TF1, qui correspond à un mouvement exploratoire
dun il, suivant la quatrième dimension du continuum espace-temps,
que lon peut constater que la personne interviewée se trouve sous la forme dune
image optique virtuelle en deux dimensions formée par réflexion, sur une
surface semi-réfléchissante inclinée à 45°, dune image vidéo reçue sur écran
horizontal.
En effet, ce travelling montre que les deux images de la personne interviewée
sont géométriquement en deux dimensions car leur perspective névolue pas,
contrairement à la perspective sur le journaliste " en chair et en os "
dont les pieds semblent sécarter pendant ce travelling qui le filme sous
différents points de vue.
Cest-à-dire que ces images, quelles soient ou non calculées par
ordinateur, noffrent pas de nouveaux points de vue lors dun mouvement
exploratoire dun observateur tournant autour.
Ce qui est difficile à visualiser sur place pour un observateur ayant une position
immobile et trop éloignée qui diminue limportance de sa vision binoculaire.
Ce dispositif ne représente ainsi quune combinaison entre une image
opto-électronique et son image optique virtuelle donnée à travers une surface
semi-réfléchissante, ou en fin de reportage, à travers quatre surfaces
semi-réfléchissantes formant une pyramide inversée, avec des écrans de
vidéoprojection horizontaux placés astucieusement au-dessus de la hauteur du regard pour
donner limpression que ces images semblent provenir de nulle part...
Le mot " hologramme " utilisé en début de reportage au sens
figuré (" films de science-fiction, chaîne CNN "),
est ensuite utilisé, par une démonstration technique, au sens propre.
Or, la démonstration du journaliste ne donne pas la signification constituant la
propriété fondamentale du mot " hologramme ".
De ce fait, les téléspectateurs non-spécialistes de TF1 nont pas pu remarquer
quaucun appareil holographique nétait utilisé pour obtenir et enregistrer
des interférences, et comprendre quinterviewer un hologramme, revenait à
interviewer une image fixe!...
Cest pourquoi, il est constaté que le sens propre du mot
" hologramme " a été détourné au profit des professionnels du
secteur de laudiovisuel utilisant des procédés de communication par voie
électronique (" visioconférence, télévision ").
Pour se montrer à la pointe de la technologie, TF1 a trompé les téléspectateurs en
montrant en première mondiale une application de lholographie dans son secteur de
laudiovisuel que cette technique ne peut pas produire.
Il en résulte que les très nombreux téléspectateurs ne sétant pas rendus compte
de cette tromperie et restant persuadés de la véracité de linformation de TF1,
attendront toujours dun professionnel de lholographie quil soit capable
de présenter un hologramme comme dans ce reportage!...
Un important préjudice est ainsi porté au développement de lholographie.
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Enfin, dans le journal de 20 heures de TF1 du 20 avril 1992, il avait été montré le
jour de linauguration de lExposition Universelle de Séville, une invention
exposée dans le Pavillon de la France, lHolopanoragramme (brevet d'invention
européen n° 0377724 et des Etats-Unis n° 5044708, marque déposée, du grec gramma " écriture ",
holos " entier ", pan " tout "
et orama " vue " ; " pour écrire
entièrement la totalité des vues ").
Celui-ci restituait par réflexion une image holographique dun mètre cube à vrai
relief avec la plus haute définition spatio-temporelle, car réalisée directement à
partir dun objet en trois dimensions sans photographies ou images de synthèse
intermédiaires, en présentant un angle optimal de vision de 180°, sans angles morts
latéraux, autour de la partie réelle de son image se formant dans la concavité formée
par le support denregistrement holographique.
Une vraie première mondiale mais atténuée par lécran de télévision,
car seule lHolographie, au sens propre du terme, permet de répondre à notre
souhait de retrouver dans une image ce que nous procure la vision directe dun objet.
On ne peut être que désolé face à cette grande désillusion dans ce secteur de
laudiovisuel, mais pour ceux qui comprendront, lHolographie sera
considérée à sa juste valeur après plus dun siècle defforts de recherche
et de développement, et paraîtra dautant plus exceptionnelle lorsquils
auront un véritable hologramme directement sous leurs yeux.
Thierry GARÇON
Associé gérant
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