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Question écrite N°58907
Assemblée nationale

Conseil d'Etat
Tribunal Administratif
de Paris



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Thierry Garçon
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Reproduction des couleurs
par synthèse additive,
et réalisation de l'Holopanoragramme directement à partir d'un objet fixe en 3 dimensions,
sans vidéo ou images de synthèse intermédiaires,
pour avoir une image
en vrai relief
avec la plus haute définition spatio-temporelle.


Accommodation de l'oeil
dans le vrai relief de l'image
de l'Holopanoragramme

Holographie                                                                                                                                                                                                                                                                                      Traductions :


Image en 4 dimensions
impossible à voir par la télévision ou internet

En premier lieu, chacun doit prendre conscience qu'il évolue dans l'espace-temps, bien que l'énigme de ce dernier, réservée au domaine de la recherche scientifique fondamentale, se trouverait aux confins de l'univers...
Albert Einstein écrivit en 1936 avec Léopold Infeld dans un ouvrage intitulé " l'évolution des idées en physique " (Flammarion) les deux remarques suivantes :
" En effet, ce n'est pas deux, mais quatre nombres qu'il faut employer pour décrire les événements dans la nature. Notre espace physique, tel qu'il est conçu au moyen des objets et de leurs mouvements, a trois dimensions, et les positions sont caractérisées par trois nombres. L'instant d'un événement est caractérisé par le quatrième nombre. Quatre nombres définis correspondent à chaque événement ; un événement défini correspond à quatre nombres. Donc : le monde des événements forme un continuum quadridimensionnel. Il n'y a rien de mystérieux dans tout cela.(...) Le monde des événements peut être décrit dynamiquement par une image qui change le temps et qui est projetée sur l'arrière-plan de l'espace à trois dimensions. Mais il peut être aussi décrit par une image statique qui est projetée sur l'arrière-plan du continuum espace-temps quadridimensionnel. "
Il est à noter qu'Albert Einstein (1879-1955) n'eût malheureusement pas la chance de voir un hologramme dès l'apparition des lasers au début des années 60. C'est peut-être une des raisons pour laquelle une image holographique d'un objet fixe n'est restée jusqu'à la fin du XXe siècle qu'au rang d'une image " en 3 dimensions ", comme l'image d'un ancien stéréoscope du XIXe siècle pour la vision binoculaire d'un observateur immobile !
Alors que cette désignation traditionnelle de toute image holographique d'un objet fixe suivant seulement les trois dimensions de l'espace géométrique ne suffit pas pour expliquer la vision spatio-temporelle qu'elle procure à un observateur en mouvement !

La quatrième dimension relative au mouvement exploratoire de l'observateur avait déjà été valorisée dès 1908 à la Société Française de Photographie et à l'Académie des Sciences de Paris par le physicien Gabriel Lippmann (1845-1921), dont voici le texte correspondant :
" La plus parfaite des épreuves photographiques actuelles ne montre que l’un des aspects de la réalité ; elle se réduit à une image unique fixée dans un plan. La vue directe de la réalité offre, on le sait, infiniment plus de variété. On voit les objets dans l’espace, en vraie grandeur et en relief, et non dans un plan. De plus, leur aspect change avec les positions de l’observateur ; les différents plans de la vue se déplacent alors les uns par rapport aux autres ; la perspective se modifie ; les parties cachées ne restent pas les mêmes ; enfin, si le spectateur regarde le monde extérieur par une fenêtre, il est maître de voir les diverses parties d’un paysage venir s’encadrer successivement entre les bords de l’ouverture, si bien que dans ce cas ce sont des objets différents qui lui apparaissent successivement.
Peut-on demander à la photographie de nous rendre toute cette variété qu’offre la vue directe des objets ?  ".


Gabriel Lippmann
Membre de l'Institut
(Paris, 1886)

Par définition, une dimension est une étendue susceptible de mesure.
En holographie, l’étendue d’un champ de vision de 180 degrés autour d’une image ne concerne pas qu’une seule image fixe en 2 dimensions (hauteur et largeur), mais une succession d’images en 2 dimensions dans laquelle il suffit d’une seule image par l’accommodation de l’œil, ou pour plus de précision, de deux images en vision binoculaire, pour permettre à l’observateur de mesurer la profondeur du relief (3ème dimension).
Cette étendue constituée d’une suite d’images en 2 dimensions peut être mesurée par l’observateur par une 4ème dimension, le temps, lui donnant la durée de l’évolution apparente du relief provenant d’un déplacement du support holographique ou de son propre mouvement exploratoire.
Donc, une image holographique qui restitue instantanément toutes les images en 2 dimensions prises autour d’un objet fixe en 3 dimensions, est plus qu’une image en 3 dimensions, mais déjà une image en 4 dimensions qui offre à des observateurs en mouvement, une vision dans l’espace et le temps comme dans la réalité autour de l’objet.

Dans des données encyclopédiques de 2001(Hachette Multimédia / Hachette Livre), la définition concernant les dimensions d'une image holographique restait la suivante :
" ... Contrairement à une photographie ordinaire, un hologramme rend la dimension de profondeur et peut recréer la parallaxe (changement apparent de perspective qui se produit quand un objet est vu sous différents angles)....Chaque point de l'hologramme a reçu des informations de l'objet en son entier, ce qui a deux conséquences: tout d'abord, une partie de l'hologramme suffit pour restituer l'image de l'objet en son entier; ensuite, du fait que chaque point de l'hologramme voit l'objet sous un angle différent, l'image restituée est réellement tridimensionnelle... ".

Avec ce changement apparent de perspective de l'image d'un objet fixe, comme le mouvement apparent du soleil avec la terre tournant sur elle-même, cette notion de parallaxe empruntée au domaine de l'astronomie, peut en fait s'apprécier en réalité comme l'expression de la quatrième dimension de temps relative au mouvement exploratoire de l'observateur, pour voir évoluer le relief d'un objet fixe à partir d'une seule image holographique.
Bien que le temps n'appartienne ici qu'au déplacement de l'observateur, il ne faut pas pour autant réduire à une simple image en trois dimensions cette image fixe holographique qui offre à l'observateur une parfaite vision dans l'espace et dans le temps, surtout lorsque l'hologramme est réalisé directement à partir d'un objet en 3 dimensions sans photographies ou images de synthèse intermédiaires !


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