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Holographie
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Question écrite N°58907
Assemblée nationale

Conseil d'Etat
Tribunal Administratif
de Paris


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Thierry Garçon
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Reproduction des couleurs
par synthèse additive,
et réalisation de l'Holopanoragramme directement à partir d'un objet fixe en 3 dimensions,
sans vidéo ou images de synthèse intermédiaires,
pour avoir une image
en vrai relief
avec la plus haute définition spatio-temporelle.


Accommodation de l'oeil
dans le vrai relief de l'image
de l'Holopanoragramme

Holographie                                                        Traductions :

Ce ne serait qu'à partir des années 80 que la notion des quatre dimensions de l'espace-temps aurait été introduite pour expliquer les travaux sur le cinéma en relief par Holographie.
Cependant ce cinéma holographique d'un objet animé ou fixe ne reste visible que pour un seul observateur quasi-immobile à partir d'une ouverture de petite dimension mais suffisante pour permettre à chaque oeil de voir un objet animé au même instant.
Pour diverses raisons d'ordre technique et économique, il est difficile en pratique d'augmenter cette ouverture pour faire des projections collectives ou pour élargir l'amplitude du mouvement relatif à l'observateur avec par exemple une gigantesque bobine, comme une grande roue, pour faire défiler vingt-cinq grands hologrammes par seconde directement sous les yeux d'un observateur en mouvement, sans projection sur un écran de cinéma à deux dimensions annulant la troisième dimension.

Pour diffuser des vues animées multiples dans toutes les directions, on peut supposer aussi une projection dans un " écran immatériel en volume " constitué d'un gaz par exemple, mais le contour du volume de l'image réelle ne pourrait pas être nettement délimité à cause d'une diffusion parasite des faisceaux lumineux avant et après leur formation des points de l'image, comme on peut déjà le constater sur les images floues des écrans d'eau.

Cette difficulté infranchissable, ou " obstacle spatio-temporel ", en écriture photonique pour la réalisation d'une image à quatre dimensions d'un objet animé pour un observateur en mouvement équivaut, en écriture électronique, à l'impossibilité de pouvoir afficher automatiquement et en même temps tous les points de vue autour d'un objet qui correspondraient à toutes les positions changeantes de plusieurs observateurs en mouvement, ceci à partir d'un seul écran plat, sans lunettes spéciales et indépendamment de l'animation de l'objet.

A partir d'un seul hologramme de grande ouverture, il est pourtant possible de démontrer que son image est aussi en quatre dimensions pour un objet fixe, par le défilement de ce grand support holographique derrière une ouverture très réduite permettant de voir évoluer le relief de cet objet comme au cinéma holographique.
En effet, l'hologramme est une gigantesque mémoire où tous les points de vue à l'intérieur de son cadre sont enregistrés et restitués instantanément.
Il ressemble alors à une " poupée gigogne ", car à partir de la moitié de sa surface, il restitue également l'image de l'objet en entier sous l'angle de vue correspondant à l'ouverture, comme à partir du quart de sa surface, du huitième de sa surface, du seizième de sa surface et ainsi de suite jusqu'à la limite de diffraction de la lumière.
Alors que chaque point d'un objet matériel représente une partie de son tout, chaque point d'une mémoire holographique a de ce fait l'avantage de pouvoir représenter immatériellement l'objet en entier.
Ce " tout en un " reste impossible à représenter matériellement en deux dimensions, un symbole lui a été attribué depuis l'Antiquité et aux quatre coins du monde, celui de l'Ouroboros, le serpent-roi qui se mord la queue, symbolisant la totalité du temps et de l'espace.

Deux des trois Ouroboros de la Cour Carrée du palais du Louvre à Paris
(Photos Alfred Wolf)

La caractéristique essentielle de l'écriture intégrale de l'holographie à l'aide d'un phénomène interférentiel de la lumière laser réservé au domaine de la photonique (photon :"grain" de lumière), se trouve en effet dans le fait qu'à partir d'un seul point (O) d'un support holographique (H), une image plane (IP) est restituée en comportant le même nombre d'informations visuelles diffusées par une image fixe à deux dimensions inscrite par exemple sur la totalité de la surface d'une affiche, d'un écran de télévision ou d'ordinateur.
Sans ce phénomène naturel de la lumière entre les informations à mémoriser et le support d'enregistrement, il est impossible d'écrire autant d'informations sur un seul " point " de la surface d'un écran.

C'est la raison pour laquelle cette écriture à l'aide d'interférences lumineuses a fait l'objet au XXe siècle de deux Prix Nobel de Physique, en 1908 du physicien Gabriel Lippmann pour sa méthode interférentielle de photographie en couleurs, et en 1971 du physicien anglais d'origine hongroise Dennis Gabor (1900-1979) pour l'holographie (23 ans après sa découverte).
En effet, l'holographie en couleurs qui consiste à utiliser de la lumière laser rouge, verte et bleue pour l'enregistrement d'interférences lumineuses à l'intérieur d'une couche photosensible noir et blanc, n'est qu'un perfectionnement de la méthode directe de la photographie en couleurs ayant été inventée en 1891 par le physicien Gabriel Lippmann, utilisant par contre le spectre solaire pour l'enregistrement d'interférences lumineuses à l'intérieur d'une même couche photosensible noir et blanc.

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