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Holographie
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Question écrite N°58907
Assemblée nationale

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de Paris


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Reproduction des couleurs
par synthèse additive,
et réalisation de l'Holopanoragramme directement à partir d'un objet fixe en 3 dimensions,
sans vidéo ou images de synthèse intermédiaires,
pour avoir une image
en vrai relief
avec la plus haute définition spatio-temporelle.


Accommodation de l'oeil
dans le vrai relief de l'image
de l'Holopanoragramme

Holographie                                                         Traductions :

Le nombre d'informations contenues et diffusées en même temps par un hologramme de haute qualité optique, d'un mètre carré d'ouverture, pouvant être observé de près pour pouvoir pleinement apprécier dans un grand angle son vrai relief à haute définition spatio-temporelle, serait de l'ordre du million de milliards (Peta) de " 0 " et de " 1 "...

En télécommunication, le grand volume d'information de cette " totalité instantanée " de l'écriture photonique peut être acheminé à l'extrême vitesse de la lumière par voie optique uniquement, comme à travers une " longue-vue ".
Cependant à la réception avec une capacité de traitement d'un gigabit par seconde de l'écriture électronique, il faudrait un million de seconde pour traiter cet hologramme, soit douze jours.
Et pour quatre-vingt-dix mille exemplaires nécessaires à une hypothétique animation d'une seule heure à raison de vingt-cinq par seconde suivant notre immuable persistance rétinienne, il faudrait alors près de trois mille ans de traitement hologramme par hologramme.
Même à une vitesse mille fois supérieure au niveau d'un térabit par seconde, il faudrait encore près de trois ans pour traiter hologramme par hologramme cette hypothétique animation d'une seule heure à partir d'un ordinateur personnel.
De plus au niveau de l'écran dont la haute définition est déjà difficile à atteindre pour une image électronique à deux dimensions, il est inconcevable en optoélectronique de pouvoir orienter avec précision quasi-instantanément et simultanément chacune de ces millions de milliards d'informations extrêmement condensées pour la restitution de l'image holographique qui ne relève que du domaine de la photonique.
C'est pourquoi, la transmission et la restitution du nombre extrême d'informations spécifiques à la haute définition spatio-temporelle d'images holographiques rencontrent en informatique et en optoélectronique d'importantes restrictions de temps et d'espace.
A cause de cet " obstacle spatio-temporel ", le téléchargement par Internet d'une pièce optique holographique, comme d'un morceau de musique, est ainsi renvoyé aux " calendes grecques "...
Il faut espérer que dans ce domaine des télécommunications optiques, des perspectives d'avenir ne fassent pas miroiter une prochaine possibilité de transmission et de restitution d'hologrammes via un futur réseau Internet.
Dans ce monde virtuel de l'informatique parallèle au monde réel, le traitement d'un nombre grandissant d'informations ralentit en définitive l'accès aux données recherchées et stockées dans les mémoires où seulement à ce niveau l'holographie semble avoir un brillant avenir grâce à sa haute densité de stockage.

Ces chiffres " astronomiques " qui relèvent plus du domaine de la " téléportation " anéantissent la possibilité à l'horizon 2010 de remplacer l'écran de l'ordinateur par un " écran à hologramme " tant rêvés par les informaticiens souhaitant rendre plus convivial le " multimédia " en temps réel, ou de transmettre des hologrammes par la télévision comme il a été annoncé dans l'article " Que la lumière soit " du magazine " Imaginez " de Novembre 1997 édité par la S.E.M.L. du Futuroscope, le Parc Européen de l'Image !... Ou encore en Mai 2003, comme il a été révélé par un magazine mensuel vulgarisant la science, l'avenir faramineux d'un certain laboratoire de recherche jurant pouvoir transformer, grâce à l'holographie, un écran plat ordinaire en " moniteur 3D " !...
Il est vrai que face à un enregistrement holographique à l'intérieur d'une fine matière transparente de ces milliards d'informations à une extrême vitesse de quelques milliardièmes de seconde, on aurait tendance à en perdre les notions d'espace et de temps...
Les plus sceptiques et les profanes qui préfèrent qu'il leur soit dit ce qu'ils veulent bien entendre, pourront peut-être se rapprocher de notre point de vue en commençant par s'interroger sur notre propre impossibilité physiologique d'émettre des radiations lumineuses, par rapport à notre faculté d'émettre des sons...

Au lieu de partir à la recherche du mythique " écran d'ordinateur à hologramme ", il est donc préférable de se contenter de permettre à chaque individu, par l'augmentation de la capacité des mémoires informatiques, de concevoir sa chaîne de télévision personnelle, et de continuer à rendre interactives en " réalité virtuelle " pour un seul observateur en mouvement muni d'un casque spécial, les anciennes images stéréoscopiques en mouvement du " cinéma 3D " des parcs d'attractions.
Ces dernières méritaient d'ailleurs depuis leur origine l'appellation d'image en quatre dimensions mais à relief simulé et pour des spectateurs immobiles...
La télévision en quatre dimensions fait également déjà parti depuis longtemps de notre histoire avec l'animation d'images en relief simulé par les systèmes stéréoscopiques à prothèses oculaires ou à écran à réseau lenticulaire expliqué précédemment.
Cependant, l'exploration des trois dimensions de l'espace, selon la quatrième dimension, reste essentiellement relative au défilement des images, sans pouvoir être parfaitement relative aux déplacements des observateurs par rapport à une image fixe comme en Holographie.
Par ce manque de points de vue de la télévision en relief nécessitant une caméra spéciale, l'observateur ne peut donc quasiment pas tourner autour d'une image animée d'un objet se formant dans l'espace devant son écran plat, et nullement entrer à l'intérieur du relief de cette image pour en explorer les différents aspects.
Enfin, si l'on admet que des images cinématographiques avec lunettes spéciales permettant une vision en relief d'un objet fixe successivement sous différents angles méritent l'appellation d'images en quatre dimensions (hauteur, largeur, profondeur et temps), on ne peut alors qu'admettre qu'une seule image holographique permettant également une vision en relief d'un objet fixe successivement sous différents angles mérite aussi l'appellation d'image en quatre dimensions.

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