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Holographie
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Holopanoragramme
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Question écrite N°58907
Assemblée nationale

Conseil d'Etat
Tribunal Administratif
de Paris


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Thierry Garçon
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Reproduction des couleurs
par synthèse additive,
et réalisation de l'Holopanoragramme directement à partir d'un objet fixe en 3 dimensions,
sans vidéo ou images de synthèse intermédiaires,
pour avoir une image
en vrai relief
avec la plus haute définition spatio-temporelle.


Accommodation de l'oeil
dans le vrai relief de l'image
de l'Holopanoragramme

Holographie                                                       Traductions :

Pourtant, dans une émission télévisée portant sur la science-fiction, les éventualités de visualiser des hologrammes avec un ordinateur via internet (sûrement comme le génie légendaire avec la lampe d'Aladin...) et de faire apparaître dans l'espace une image holographique avec comme seul support de l'air ionisé (sûrement comme les apparitions fantomatiques dans les films de Georges Méliès à Georges Lucas...) ont encore été annoncées, le plus sérieusement du monde...
Il n'est pas interdit de rêver, mais ces idées ne peuvent intéresser que certains profanes en optique restant toujours dans l'attente de cette hypothétique utilisation de l'holographie pour améliorer leur communication visuelle réalisée en vision monoculaire...
En attendant, les images sur les emplacements publicitaires des plus ordinaires aux plus convoités ne permettent toujours pas une parfaite exploration de la 3ème dimension de l'espace, la profondeur, par un libre mouvement exploratoire de l'observateur suivant la 4ème dimension, le temps, même à l'aide des plus récents écrans électroniques devenus plats.

De plus, malgré toutes les qualités de cette technologie d'avenir de la lumière dont les images resteront optiquement supérieures aux images de synthèse calculées à partir de trois coordonnées par ordinateur, ainsi qu'aux images en relief des écrans plats, l'Holographie a été fâcheusement reléguée au rang des musées !
Et seules de petites feuilles métallisées ont pu être reproduites en grand nombre d'exemplaires par estampage à partir seulement de la surface d'hologrammes.
Ces " hologrammes estampés ", utilisés dans le domaine de l'emballage ou de la sécurité pour rendre plus difficile la falsification d'une carte bancaire ou d'un billet de banque, sont dépourvus de ce fait des informations de l'hologramme original contenues à l'intérieur de sa couche photosensible, et se regardent avec difficulté en les éclairant à la lumière blanche, à cause de leur effet " arc-en-ciel " avec leur faible ouverture, et des reflets parasites de la lumière ambiante sur leur support métallique.

Mais heureusement, l'holographie ne s'arrête pas à la vision limitée sur les cartes bancaires ou les billets de banque de ces petites feuilles métallisées de l'ordre du centimètre carré manquant d'informations visuelles !
Dans la continuité des inventions françaises de la photographie et de la cinématographie, qui ne souhaite pas découvrir autrement cette technologie moderne de l'image, comme sous la forme d'une image en 4 dimensions d'un hologramme non estampé,
- à grand angle de vision,
- à grande ouverture,
- sans reflets gênants,
- en vraies couleurs sans effet " arc-en-ciel ",
- à
vrai relief respectant les conditions de la vision naturelle, sans photographies ou images de synthèse intermédiaires de l'objet,
- à
haute définition spatio-temporelle pour un libre mouvement exploratoire des observateurs, bien que cet hologramme original restitué par réflexion ne puisse être estampé, ni imprimé, ni télécopié, ni numérisé ou " holotélégraphié " par un jeu de transistors améliorés ?

Ainsi, l'hologramme non estampé, " inimprimable et innumérisable ", se présente sous la forme d'une matière photosensible à l'intérieur de laquelle des modifications optiques ont été provoquées lors de l'enregistrement à partir des franges d'interférence de deux faisceaux lasers, l'un provenant directement du laser, l'autre indirectement par réflexion sur l'objet.
Après un développement en profondeur de la matière photosensible, la restitution optimale de l'hologramme s'effectue sous un faisceau lumineux d'une source aussi ponctuelle qu'un laser et orienté suivant le même angle d'incidence qu'à l'enregistrement.
Cette lumière est alors diffractée lors de son passage à l'intérieur de la matière photosensible développée pour former une image holographique mesurable suivant les 4 dimensions d'espace et de temps :

1. la Hauteur,
2. la Largeur,
3. la Profondeur, selon la position dans l'espace de l'image holographique de l'objet par rapport à son support, à l'arrière pour une image "virtuelle" et à l'avant pour une image "réelle",
4. le Temps, selon la durée d'exploration des différents aspects du relief de l'image suivant la hauteur, la largeur et la profondeur par un observateur en mouvement.


Il est vrai qu'avec une petite image holographique de quelques centimètres cubes à support plan et à angle de vision très réduit, il soit difficile pour l'observateur d'avoir la notion de la quatrième dimension de temps en n'ayant pas la possibilité de tourner largement autour, d'où son appellation restée à trois dimensions.
Pourtant, chaque point d'un support holographique restitue dans chaque direction une image de l'objet qui correspond à un point de vue différent, pour une vision en relief et dans le temps suivant la position changeante de l'observateur.
Tandis que chaque point d'une image d'un écran de cinéma, de télévision ou d'ordinateur ne peut restituer qu'un seul point d'une image à deux dimensions.

Depuis les premières expériences de physique à l'aide d'un miroir concave jusqu'à cette dernière fin de siècle, on a recherché tous les moyens de tromper notre système visuel des plus performants.
Léonard de Vinci disait déjà au chapitre 53 de son Traité sur la peinture : " Les peintres se désespèrent en voulant imiter la nature parce que leurs peintures manquent de ce relief et de cette vivacité que les objets présentent cependant lorsqu'on les voit dans un miroir... Il est impossible que la peinture, quelle que soit la perfection des lignes, ombres, lumières et couleurs, puisse donner le relief naturel... "
Avant l'holographie, le relief d'une image n'était qu'une simulation ne redonnant pas aux observateurs leur liberté de mouvement pour découvrir les différents aspects de l'espace sur différents plans comme dans leur observation directe d'un objet.
En permettant d'enregistrer instantanément et de restituer simultanément à partir d'un seul document la totalité des points de vue autour d'un objet en 3 dimensions (ce qui n'est pas le cas pour les stéréogrammes holographiques réalisés à partir d'un nombre limité de photographies ou d'images de synthèses intermédiaires de l'objet), l'image a atteint son plus haut degré de perfection en devenant enfin conforme à notre vision directe de l'espace-temps.
Cette suprématie en imagerie qui apporte un libre mouvement exploratoire de l'observateur sans le port de lunettes spéciales autour d'une image en vrai relief à haute définition spatio-temporelle, grâce à cette " mémoire-écran " qui restitue toutes les informations en même temps, revient en conséquence au support publicitaire le plus ancien du monde, l'affichage.
La boucle nous semble alors bien bouclée en matière de communication visuelle.

Holopanoragramme...6/6...