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Question écrite N°58907
Assemblée nationale

Conseil d'Etat
Tribunal Administratif
de Paris


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Thierry Garçon
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Reproduction des couleurs
par synthèse additive,
et réalisation de l'Holopanoragramme directement à partir d'un objet fixe en 3 dimensions,
sans vidéo ou images de synthèse intermédiaires,
pour avoir une image
en vrai relief
avec la plus haute définition spatio-temporelle.


Accommodation de l'oeil
dans le vrai relief de l'image
de l'Holopanoragramme

Holopanoragramme                                                                    Traductions :


Holopanoragramme à haute définition spatio-temporelle

Grâce à l'écriture totale et extrêmement condensée de l'holographie, un seul support holographique peut diffuser en même temps de nombreuses vues différentes sur le relief d'un objet fixe, jusqu'à pouvoir restituer à travers son ouverture l'intégralité de son relief.
Cette nouvelle faculté demande une appréciation du volume de l'image en fonction de la quatrième dimension, le temps, lors du mouvement exploratoire de l'observateur dont la durée dépend du nombre de points de vue différents à l'intérieur des angles de vision horizontaux et verticaux.
A la différence de la traditionnelle définition graphique d'une image plane en nombre de points, une image holographique s'apprécie de ce fait à partir de sa définition spatio-temporelle en nombre de points de vue.

Dans l'ancien procédé stéréoscopique en photographie ou en cinématographie, un mouvement exploratoire de l'observateur ne lui permet pas de découvrir de nouveaux aspects du relief, étant donné le nombre limité d'informations visuelles apportées uniquement à partir de deux points de vue suivant une seule ligne horizontale.
Dès que l'observateur bascule légèrement sa tête en positionnant ses yeux suivant une ligne oblique par rapport à la ligne horizontale sur laquelle ont été pris les couples d'images stéréoscopiques à partir des deux seuls points de vue sur l'objet, son cerveau est incapable de corriger l'erreur de parallélisme pour fusionner les deux images.
La perception du relief est alors impossible et la vision devient désagréable et fatigante.
Ainsi, tout système n'apportant aucune information nouvelle sur le relief lors d'un mouvement exploratoire suivant la verticale, demande une position parfaitement droite de la tête de l'observateur, ou plus exactement que la ligne passant par ses yeux soit parfaitement parallèle à la ligne horizontale passant par les deux points de vue des images stéréoscopiques.
Par une translation sur un plan d'observation horizontal de cette ligne horizontale passant par ses yeux, le cerveau de l'observateur arrive toujours à fusionner ces deux images.
Mais dès le moindre déplacement de son corps, il ressent alors un léger déséquilibre, car son image cérébrale du
relief simulé bouge anormalement en même temps que lui sans qu'il puisse voir évoluer le relief conformément à la réalité, étant donné que celui-ci ne reste visible que sous les mêmes points de vue.
Ce déplacement incohérent de l'image cérébrale du relief simulé lors d'un mouvement exploratoire de l'observateur, revient à une situation dans laquelle un objet à trois dimensions suivrait parfaitement le déplacement d'un observateur, pour rester toujours visible sous les mêmes points de vue avec la même perspective.

Ce nouvel inconvénient de l'arrêt de l'évolution apparente du relief est bien entendu présent dans un hologramme d'un ancien stéréoscope représentant intégralement un seul couple stéréoscopique d'images à deux dimensions.

Cette utilisation de l'holographie en stéréoscopie sert à orienter séparément l'image droite et l'image gauche vers l'oeil correspondant tout en éliminant des optiques séparatrices comme un réseau lenticulaire ou des lunettes filtrantes, grâce à la propriété d'un hologramme de diffracter les rayons lumineux dans des directions bien précises.
Seulement, les imperfections visuelles du relief simulé se retrouvent évidemment dans une image holographique représentant intégralement les images planes de cette ancienne stéréoscopie, au lieu de représenter directement l'objet en volume avec la totalité de ses informations.
Une suite d'images à deux dimensions prises autour d'un objet à trois dimensions peuvent alors être holographiés dans ce stéréogramme holographique afin de présenter de nouveaux points de vue lors d'un mouvement exploratoire de l'observateur.
Mais un nombre insuffisant de points de vue se traduit par une évolution saccadée du relief, et plus particulièrement en profondeur.

Une évolution saccadée du relief est analogue à l'évolution graduelle de l'aiguille des secondes d'une montre dont un saut entre chaque arrêt devient plus large aux extrémités de l'aiguille, bien qu'il disparaisse au niveau de l'axe de rotation lorsque sa dimension passe en dessous de la limite du pouvoir séparateur de l'oeil.
On appelle pouvoir séparateur l'aptitude de l'oeil à séparer les points formant une image. Cette acuité visuelle est limitée par la structure de la rétine.
A titre d'exemple, sur un écran d'ordinateur de 320 millimètres de large et ayant une définition de 800 points sur une ligne horizontale, l'oeil peut séparer à partir d'une distance de 2 mètres un point noir et un point blanc de 0,4 millimètres de large chacun formant un élément de 0,8 millimètres.
En conséquence, l'oeil peut déceler de loin de faibles déplacements d'un objet ou d'une image.
Il distingue par exemple à partir d'une distance de 2 mètres un saut de 0,8 millimètres d'une aiguille des secondes d'une montre.

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